FASTOCHERIE : LE CADEAU DE BRAD-PITT...
Je viens de recevoir un cadeau d'un blogueur dont j'adore l'écriture. Ce cadeau il l'a offert à ceux qui sont ses fidèles lecteurs(trices), en nous diasnrt d'en faire ce que l'on voulait. moi j'ai décidé de le partager avec vous, et de vous permettre de découvrir pourquoi j'aime autant lire ce que Brad-Pitt écrit...
" Bernadette. Faut s’la farcir celle-là. Faut s’la farcir qu’il dit mon père quand on parle de Bernadette. Faut s’la farcir, ou faut s’la coltiner, voilà ce qu’il dit mon père quand on parle de Bernadette. Bernadette, la copine de maman, Bernadette l’éternelle célibataire, la vieille fille comme disent les voisins, Bernadette, celle qu’est tout le temps en train de se plaindre, qu’a toujours un truc qui va pas, Bernadette.
Comment elle fait maman pour la supporter ?
Bernadette, la reine de la blague nulle :
« Qu’est-ce que tu manges Brady ? C’est des tusses ?
– Des tusses ?
– Bah, oui, des tusses : les bâtons d’merde qu’on suce ! »
Et elle rit. Bêtement. Bécasse.
Si maman dit « le voisin », Bernadette dit « m’en parle pas, il arrête pas de me reluquer quand je passe dans la rue » (Bernadette, on dit plus reluquer depuis 1923)
Si maman dit « mon mari », Bernadette dit « m’en parle pas, un Jean-Patrick m’avait demandé en mariage une fois, y’a longtemps. » (Bernadette, il est pas né celui qui te demandera en mariage. Ou il est déjà mort.)
Si maman dit « je me suis cassé le bras », Bernadette dit « je me suis cassé les deux. »
Si maman dit rien, Bernadette parle pour elle.
Si maman dit quelque chose, Bernadette ne l’écoute pas.
Si maman est triste, Bernadette ne vient pas.
Si Bernadette a besoin de quelque chose, elle demande à maman.
Bernadette, la fille qui ne sert à rien. La fille qui parle mais n’écoute pas. La fille qui ne parle que d’elle, qui ramène tout à elle, au centre de son monde, son monde à elle. Bernadette, la fille qui ne parle de rien.
« Bernadette, ma mère est morte il y a une heure.
– M’en parle pas, ma mère est morte y’a dix ans je sais ce que c’est. Sur le coup c’est dur, je me souviens que moi
– Bernadeeettte… Je voudrais être seule…
– J’avais réagi pareil tu sais. Le médecin m’avait dit que c’est normal, une femme réagit toujours comme ça quand elle perd sa
– Bernadeeettte… j’ai un cancer, je vais mourir, laisse-moi…
– Ah ouais ? Un cancer de quoi ? Moi si je devais mourir d’un cancer je voudrais un cancer du sang. Tu sais que le boulanger en est mort finalement, c’est sa femme qui me l’a dit et puis »
Là, j’invente mais je suis sûr que je suis pas loin de la vérité.
Papa a dit un jour un truc qui m’a frappé : « le monde est plein de Bernadette »
S’il dit vrai c’est horrible.
Bernadette, elle est vraiment trop cruche. Bernadette est vraiment trop tarte. Faut s’la coltiner comme dit mon père.
Bernadette ? C’est une dinde. Vraiment, faut s’la farcir !